Djibouti

Type d'intervention
- Eau, hygiène et assainissement
- Pratiques de soin
- DRM
Lieux d’interventions
- Djibouti Ville
- Quartier populaire de Balbala
- Région Sud – Dikhil (2011/2012)

Djibouti est un pays extrêmement pauvre, quasiment dénué de ressources et dépendant des importations pour tous les produits de base. Sa situation géographique lui a permis de devenir une plaque tournante du transport maritime pour les pays de l'intérieur des terres de la Corne de l'Afrique. Il y a trois Djibouti : une partie du milieu urbain abrite une population riche tandis que la majorité vit en périphérie dans des quartiers populaires surpeuplés, enfin à l’intérieur des terres, 250 000 habitants sont répartis dans plusieurs centaines de petits villages.
ACF est présente a Djibouti depuis Juin 2011, et intervient dans les domaines de la Nutrition, la santé et pratiques de soins, de l’Eau, assainissement et hygiène et de la Sécurité alimentaire et moyens d’existence. Considérant la taille réduite du pays, les activités de la mission ACF seront étendues à tout le territoire. Dans un premier temps, ACF intervient en zone urbaine dans les quartiers populaires de Djibouti Ville et dans les districts sud d’Ali Sabieh et de Dikhil.
Financement
- ECHO (Union europeenne)
- UNICEF
- ACF
Chiffres clés du pays
- Nombre de bénéficiaires : 13 000
- Population : 888 716
- Espérance de vie : 56 ans
- Indice de Développement Humain : 147/182
- PIB/habitant : US$ 1406
Source : Banque Mondiale, PNUD, FMI
02.02.2012
Djibouti, une réponse aux problèmes structurels.
Le manque de précipitations a durement touché les populations agro-pastorales de Djibouti. Plus de 200 000 personnes sont encore dans le besoin alors que la saison sèche va bientôt faire son apparition. La détérioration des conditions de sécurité alimentaire s’est accentuée ces six derniers mois et la situation risque de s’aggraver dans les mois à venir.
Lire l'articleIl n'y a pas de résultat
Djibouti est un pays extrêmement pauvre, quasiment dénué de ressources et dépendant des importations pour tous les produits de base. Sa situation géographique lui a permis de devenir une plaque tournante du transport maritime pour les pays de l'intérieur des terres de la Corne de l'Afrique. Le pays s'est autoproclamé zone de libre-échange afin de tirer parti de son port principal, du port de Doraleh en eau profonde et de la voie ferrée qui conduisait à Addis-Abeba. L’économie Djiboutienne est caractérisée par un milieu urbain commercial et moderne tourné vers l’extérieur, et un milieu rural doté d’une économie de subsistance et d’un accès aux infrastructures, aux services et aux marchés limité.
Il y a trois Djibouti : une partie du milieu urbain abrite une population riche tandis que la majorité vit en périphérie dans des quartiers populaires surpeuplés, enfin à l’intérieur des terres, 250 000 habitants sont répartis dans plusieurs centaines de petits villages dispersés dans les cinq districts où la densité de population est de l’ordre de 3 habitants/Km².
D’après les derniers rapports du bureau des Nations Unies pour la coordination humanitaire, la situation de sécurité alimentaire est inquiétante. La hausse des prix alimentaire et l’augmentation du prix du pétrole affecte le pays qui dépend largement des importations. Le taux de chômage est élevé dans tous le pays que cela soit en milieu urbain ou rural. Une grande partie de la population souffre constamment d’un manque de revenus et les faibles opportunités de développement d’activités économiques à l’échelle des quartiers ne semblent pas se mettre en place. Certains quartiers précaires souffrent également de la faible couverture en services sociaux de base (santé, éducation) et d’infrastructures (assainissement, eau potable, électricité).On constate une vulnérabilité élevée et croissante des communautés pastorales en matière de sécurité alimentaire, résultant de plusieurs chocs cumulés suite au manque de pluie chronique des dernières années.
Les ressources en eau sont limitées et la majeure partie du pays souffre d’un manque d’eau que ce soit à usage domestique ou agricole. Plus de 95% des ressources en eau disponibles proviennent des nappes souterraines salées. Il n’existe pas un seul cours d’eau pérenne ; les cours d’eau saisonniers se déversent dans la mer durant les rares pluies. L’accès limité à l’assainissement et la faible connaissance des bonnes pratiques d’hygiène induisent une occurrence élevée des maladies diarrhéiques, alors première cause de consultation et de décès parmi les enfants de moins de 5 ans.
ACF à Djibouti
ACF est présente a Djibouti depuis Juin 2011, et intervient dans les domaines de la Nutrition, la santé et pratiques de soins, de l’Eau, assainissement et hygiène et de la Sécurité alimentaire et moyens d’existence. Considérant la taille réduite du pays, les activités de la mission ACF seront étendues à tout le territoire. Dans un premier temps, ACF intervient en zone urbaine dans les quartiers populaires de Djibouti Ville et dans les districts sud d’Ali Sabieh et de Dikhil.
Les problèmes de nutrition et d’accès à l’eau à Djibouti sont structurels. Ils affectent les populations vulnérables tout au long de l’année et créés des situations d’urgence qui se répètent chaque été.
ACF veut travailler sur les causes profondes de ces dysfonctionnements avec la mise en place de programmes longs termes de renforcement des capacités locales, tout en intervenant dans les cas d’urgence.
Le positionnement d’ACF a Djibouti pour les deux années à venir repose sur 3 axes stratégiques prioritaires :
- Améliorer la prise en charge de la malnutrition aigue
- Développer une approche intégrée pour la prévention de la malnutrition en agissant sur les causes sous-jacentes
- Améliorer la résilience des populations face aux catastrophes et répondre aux crises.
Nutrition
Appui direct
ACF appuie un programme d’unités thérapeutiques ambulatoires en soutien au Ministère de la Santé sur 6 centres de santé. Une passation des activités est prévue en mars 2012. En plus de la prise en charge dans les centres, ACF accompagne les activités communautaires de dépistage, de prévention et de sensibilisation.
Appui indirect
Action Contre la Faim a entrepris une stratégie de renforcement des capacités locales pour la prise en charge de la malnutrition aigue sévère en partenariat avec le ministère de la santé via son Programme National de Nutrition (PNN). Au total, 390 agents de santé doivent être formés à Djibouti ville et en région sud. Dans un deuxième temps, le même projet s’effectuera dans le nord du pays et un suivi sera effectué sur le terrain.
Eau, assainissement et hygiène
Dans le cadre d’une approche intégrée pour la prévention de la malnutrition, ACF agit sur les causes sous-jacentes en particulier sur les problèmes d’eau et d’assainissement. Le programme mis en place par les équipes d’ACF dans les quartiers périphériques de Djibouti Ville consiste en un projet pilote de gestion communautaire de l’eau.
- Approvisionnement de 7 points d’eau dans les quartiers les plus défavorisés de Djibouti ville.
- Formation d’un comité de gestion pour ces points d’eau.
- Appui et formation au comité de gestion.
- Activités de sensibilisation à l’hygiène.






