La stratégie du gouvernement, appuyée par ACF : déployer une prise en charge de la sous-nutrition au plus près des bénéficiaires et au plus proches de leurs besoins, à l’échelle locale. L’accent est mis sur :
«Il y a un plan d’action, de la volonté, une conviction qu’il faut éradiquer ce fléau et des progrès visibles » rapporte Kamal Raj, directeur pays d’ACF au Népal.
Peu à peu, la mise en place d'un dispositif "anti-sous-nutrition" gagne du terrain...
Les 5 districts pilotes où l’approche communautaire avait été mise en place en 2009 avec le soutien de l’Unicef dans un premiers temps, sont gérés intégralement par les autorités sanitaires népalaises. ACF en gère un autre, le plus gros district affecté et prévoit d’ouvrir d’autres districts par la suite. « D’ici 3 ans, leur gestion sera remise entièrement aux autorités sanitaires dans trois ans, laissant les Népalais poursuivre ce programme qui s’insère dans une politique solide d’extension du traitement de la malnutrition aiguë. » poursuit Kamal Raj.
« Aujourd’hui, 6 et bientôt 11 des 50 districts touchés par la malnutrition aiguë sont couverts. Les autorités prévoient de tripler ce nombre à 35 d’ici 2 ans et, dans les années à venir, d’avoir une couverture complète », conclut le directeur pays d'ACF au Népal.
Les femmes en première ligne
En 1988, le gouvernement a lancé réseau des Femmes Bénévoles pour la Santé Communautaire. Aujourd’hui, ces 50 000 népalaises volontaires sillonnent le pays pour dispenser des formations à l’hygiène et des soins de santé de base. Actrices clefs de leur communauté, les femmes sont aussi un allié fort pour lutter contre la malnutrition. L’accès à l’éducation pour les mères réduit les chances que leurs enfants soient en sous poids, touchés par un retard de croissance ou par l’émaciation.