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variations fatales

S’oriente-t-on vers un “2008 bis”, année où l’envolée des prix alimentaires et l’effondrement économique avaient généré les fameuses émeutes de la faim ? Au mois d’août, l’indice FAO des prix des céréales a atteint en moyenne 260 points (+ 17% par rapport à juin) et n’était plus qu’à 14 points de son record absolu d’avril 2008 de 274 points. 

Facteur d’inquiétude : cette tendance à la hausse intervient alors que de nombreuses populations sont aujourd’hui encore fragilisées par les suites de la crise de 2008 et le très haut niveau des prix maintenu depuis lors. Certaines ont aussi été frappées par des épreuves récentes : crise alimentaire au Sahel en 2011-2012 ; dans la Corne de l’Afrique en 2011.

 

Cependant, si la situation est préoccupante, « ce n’est pas encore la crise », comme l’a souligné José Graziano da Silva, directeur général de la FAO

 


QUE DES POLITIQUES EFFICACES ET D’AMPLEUR SOIENT MISES EN PLACE ?

FAUDRA-T-IL ATTENDRE QUE L’ENVOL DES PRIX GONFLE LE NOMBRE D’ENFANTS SOUS-NUTRIS POUR PRENDRE LES MESURES QUI S’IMPOSENT?

 

Il faut dès à présent préparer les réponses d’urgence qui seront nécessaires si l’augmentation des prix alimentaires se poursuit et met les ménages en insécurité alimentaire : distributions ciblées, transferts monétaires…

Mais il faut également oeuvrer sur le long terme pour assurer la sécurité alimentaire et nutritionnelle de tous, de façon à renforcer la résilience en cas de perturbations sur les marchés (voir page 8) ou de choc affectant l’accès à la nourriture (sécheresse, conflit etc).